L’historie de cyclisme

Le cyclisme a été depuis longtemps une discipline phare du mouvement sportif national notamment par le niveau de ses coureurs dont certains ont marqué à jamais la petite reine algérienne à l’international.

Sans remporter de gros titres au niveau mondial, nos cyclistes ont pu se frayer un chemin dans le gotha international et mondial de la bicyclette.

Sans prétendre faire l’exhaustif des cyclistes algériens qui avaient marqué de leurs empreinte les deux roues, certains noms s’imposent à l’opinion publique sportive de part, leurs prestations et résultats à l’international.

Parmi ces hommes du cyclisme, Ahmed Kebaili, le premier coureur africain à prendre part au tour de France en 1950 avec une participation honorable rapporte la presse de l’époque. Mais l’amour pour son pays l’avait fait descendre du vélo pour répondre à l’appel de l’indépendance de sa chère patire.

Abdelkader Zaaf dit le ‘’casseur de baraque’’ a été lui aussi un grand du vélo national avec quatre participations au tour de France dont celui de 1961 où il termina à la 66e position sous les couleurs de l’équipe de l’Afrique du Nord.

Après l’indépendance, en 1962, un autre cycliste: Ahmed Djellil allait marquer le cyclisme national en enlevant très haut la main la première médaille d’or du sport algérien. C’était en 1965 aux Jeux Africains de Brazzaville.  Ce cycliste s’était aussi illustré lors des compétitions de niveau comme les championnats du monde sur route de 1965 en Espagne où il termina à la 33e place, loin devant son coéquipier Abdelkader Merabat 58e.

Madjid Hamza et Mahiedine Kaddour, Abdelkader Merabet et autres Tahar Zaaf s’étaient distingués lors des courses de leur époque. Gagnant des étapes lors des grands tours nationaux en Algérie, ils avaient même participé aux championnats du monde amateurs.

Véritable patron de l’équipe nationale, Madjid Hamza allait réussir le meilleur classement des algériens lors d’un championnat du monde  amateur en occupant la 22e position en 1970 en grande Bretagne après avoir était 59E en 1967 au Pays Bas, ou Tahar Zaaf  termina 63e.

Au mondial de 1967 au Pays Bas Madjid Hamza est entré en 59e position tandis que Kaddour Meheiddine termina à la 90e place.

Nos cyclistes ne s’étaient pas seulement illustrés dans les courses sur route mais aussi sur le cyclocross. Messaoud Drereni avait d’ailleurs participé au championnat du monde de 1974 en Espagne ou il avait occupé la 36e place devant H’mida Ouachek 45e.

Cependant, deux coureurs avaient réussi à figurer pour la première fois dans les jeux olympiques. Sebti Benzine et Mohamed Mira étaient du voyage à Seoul en 1988 pour participer honorablement à l’épreuve de la course sur route.
Benzine l’homme algérien fort du moment s’est même permis de conduire le peloton pendant plusieurs km avant d’être victime d’une crevaison et d’être relégué à la 95e place alors que Mir a réussi une tres belle course en se pointant à la 36e place avec 24 secondes de retard seulement sur le vainqueur.

Salim Beleksir, Abdelkader Reguigui et Malek Hamza ont été aussi de très bons coureurs dans les années 1980 avec des participations avec la sélection nationale dans des courses de niveau mondial aux cotés des nations réputées, notamment celle des pays de l’Est de l’époque.

Les années 1990 ont été très difficiles pour la petite reine qui a vu cependant deux bons coureurs sortir du lot : Khelil Haddad et Abdelkader Rahmani qui avaient gagné plusieurs courses internationales comme celle des Jeux panarabes de 1993 en Syrie.

Les jeux olympiques de Tokyo de 2020 ONT marqué le retour du cyclisme algérien à ces prestigieuses joutes reportées pour 2021 en raison de la pandémie du Covid-19.

 Azzedine Lagab et Hamza Mansouri (Il avait remplacé Youcef Reguigui positif au covid-19) ont été les portes drapeau national dans les épreuves de cyclisme à Tokyo.

En dehors des courses sur route, l’Algérie avait raté d’un cheveu sa présence aux épreuves du cyclisme sur piste. Yacine Chalel un jeune évoluant au club de Paris n’a pas pu arracher sa place. Mais il pourrait très bien le faire pour la prochaine olympiade dans quatre ans à Paris.

Ce ne sont là que quelques plus grands noms de la petite reine algérienne dont les résultats pouvaient être bien meilleurs, mais le manque de moyens spécifique, comme les vélos, les moyens de récupération, une participation régulière aux compétitions internationales a grandement handicapé nos cyclistes.